De nouvelles informations tirées du document Predad (réalisé par le chef de la sécurité nationale) prouvent la corruption d’Aziz et la rapidité fulgurante avec laquelle le président/putschiste a bâti sa fortune.

Predad est un document réalisé par le chef de la sécurité nationale, le général Ould Eldhadi, pour connaître la fortune des principaux fonctionnaires du pays (afin de pouvoir faire pression sur eux en vue des élections présidentielles). Afin de juger de la qualité du travail, Aziz avait demandé à Ould Eldhadi de mener également des investigations sur sa fortune personnelle. Les résultats sont stupéfiants.

La fortune du général Aziz a augmenté de 1443% entre le 3 août 2005 et sa démission du HCE en 2009, passant de 350 millions d’ouguiyas à 4 milliards 978 millions d’ouguiyas. Les autres officiers de la junte (également corrompus) ont vu leur richesse personnelle augmenter de (seulement) 78% au cours de la même période. On comprend mieux pourquoi Aziz est uleur chef, c’est le plus corrompu!

Ce qui est surprenant, c’est que le général Aziz a bâti sa popularité en se présentant comme le président des pauvres et en faisant comme priorité la « lutte contre la gabegie ». On voit qu’il n’applique pas ses principes à sa propre situation!

La fortune du Général Aziz ( immeubles et villas à Nouakchott et à l’étranger, entreprises publiques : SNIM, ATTM, ENER et Ports , obligés de sous traiter exclusivement aux sociétés et hommes de paille de Aziz ) est connue. Il pille les richesses du pays en tentant vainement de tromper nos citoyens en se présentant comme le Président des pauvres et en développant un discours démagogique .

Une enquête est en cours pour évaluer sa fortune à l’étranger. Les premiers éléments déjà disponibles confirment qu’il a acquis en 2009 une grande villa et un appartement au Maroc et une villa à Las Palmas (pour plus de 5 millions d’euros). Ses acquisitions ailleurs en Europe sont à l’étude.

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Le terrorisme et le traffic de drogue sont deux fléaux de notre époque. Deux fléaux qui touchent malheureusement la Mauritanie à des degrés divers: Al Qaida est désormais solidement implanté en Mauritanie et nous savons tous que notre pays est un lieu de passage (parmi d’autres) de la drogue venue d’Afrique de l’Ouest en direction de l’Europe.

Ce qui est nouveau et qui semble inquiéter le secrétaire général de la Communauté des états sahélo-sahariens (CEN-SAD), Mohamed al-Madani al-Azhari, c’est le fait que de plus en plus souvent les terroristes de la région s’adonnent au traffic de drogue et qu’ils financent ainsi leur mouvement fanatique.

Selon lui, il y a désormais une coopération entre trafficants de drogue et terroristes dans toute la région sahélienne. Une inquiétude de plus!!!

La branche mauritanienne d’Al-Qaida (Aqmi), qui détient six européens en otage, demeure plus que jamais décidée à exécuter son otage français, enlevé en Mauritanie en novembre et désormais détenu au Mali. L’ultimatum de 20 jours adressé aux autorités françaises va expirer dans les jours à venir.

Ces informations qui ne passionnent pas les médias sont pourtant à prendre au sérieux: ce même groupe terroriste a exécuté en juin 2009 une otage anglaise face au refus du gouvernement britannique de négocier.

Les terroristes demandent la libération de quatre membres d’Al Qaida détenus au Mali ainsi qu’une forte rançon.

Autant les prises d’otages sont un phénomène ancien au Mali, où ils sont plus le fait de bandes de contrebandiers touaregs que d’islamistes, autant la situation a connu une évolution rapide et inquiétante en Mauritanie ces derniers mois.

Les autorités mauritaniennes, et le général Aziz en tête, ont totalement perdu le contrôle de la situation sécuritaire dans le pays. La méthodes « musclée » d’Aziz a échoué, tout comme ses tentatives de dialogue. Al Qaida au Maghreb Islamique est en train de prospérer en Mauritanie et je ne vois pas la situation s’améliorer sur le court terme.

Publié par : kasseem | 24 janvier 2010

Mauritanie: Aziz prépare-t-il une constitution à sa botte?

Le colloque sur la gouvernance démocratique (sic) organisé par les partis de la majorité présidentiel a accouché de propositions pour une révision constitutionnelle.

On peut être naïf et y voir une avancée démocratique ou on peut être pragmatique et comprendre qu’il s’agit de préparer l’opinion publique et les bailleurs à une révision constitutionnelle « adaptée » à la dictature du général Aziz.

L’évolution de la situation mauritanienne ces derniers mois laisse supposer une volonté de prise en main accrue des institutions du pays. Qu’il s’agisse de la bataille perdue contre le terrorisme, de l’affaire des hommes d’affaires, de la fraude électorale massive,… Beaucoup de sujets qui poussent Aziz à resserrer son emprise et accroitre ses visées dictatoriales.

Le peuple se laissera-t-il faire?

Le général Aziz continue son dangereux double-jeu. Fidèle allié des occidentaux d’un côté, il se rapproche dun autre côté toujours plus de l’Iran.

Les relations troubles qu’entretient Aziz avec l’Iran ne sont pas nouvelles. Et des mauvaises langues à Nouakchott évoquent même des transferts de fonds à destination d’Aziz et provenant de Téhéran.

Ne spéculons pas. Mais ce que l’on peut constater, c’est que le général Aziz entretient d’excellentes relations avec le régime pourtant crépusculaire d’Ahmadinejad. Un rapprochement d’autant plus inquiétant quand on connait l’isolement diplomatique de ce partenaire certes riche en ressources pétrolières, mais mis au ban par les puissances occidentales.

Que cherche Aziz dans ces relations (si ce n’est de s’enrichir)? Difficile à dire. Mais à l’heure où sa politique sécuritaire échoue, Aziz est peut être mal inspiré de provoquer ainsi ses protecteurs. Les Américains notamment doivent voir d’un sale oeil la position toujours plus anti-israélienne dans laquelle s’enfonce Aziz.

Le général Aziz est décidement un opportuniste. Alors que depuis des mois, il assure au monde entier qu’il ne faiblira pas face à la menace terroriste en Mauritanie, il se retrouve aujourd’hui à dialoguer directement avec les terroristes.

Depuis que la situation lui échappe et qu »Al Qaida explose littéralement aux quatre coins du pays, le général Aziz tente une nouvelle stratégie, qui ne marchera pas plus d’ailleurs que la première: celle du dialogue avec les salafistes! On ne dialogue pas avec les terroristes. Ces extrémistes veulent détruire la Mauritanie! Il faut les combattre.

Mais la solution militaire d’Aziz ne peut pas marcher non plus puisque sa dictature est à l’origine de la frustration grandissante de la jeunesse mauritanienne qui se tourne naturellement vers Al Qaida.

Que faudrait-il faire? Tout le contraire de ce que fait Aziz. Une Mauritanie démocratique et libre qui permette aux jeunes de s’exprimer sans avoir recours à la violence; mais assorti d’un combat sans relâche ni compromission contre le terrorisme d’Al Qaida.

La stratégie actuelle d’Aziz va échouer des deux côtés: toujours plus de terroristes et une légitimation de la prise d’armes par ce dialogue stupide.

Et dire qu’Aziz a réussi à faire croire aux occidentaux qu’il serait le rempart contre Al Qaida… Ils doivent se mordre les doigts aujourd’hui d’avoir permis ce coup de force anti-démocratique!

Publié par : kasseem | 15 janvier 2010

Mauritanie: Aziz impuissant face au chantage d’Al Qaida

Le général Aziz se retrouve impuissant face à l’odieux chantage d’Al Qaida qui demande la libération de deux terroristes mauritaniens sous peine d’exécuter leur otage français.

Les terroristes d’Al Qaida pour le Maghreb Islamique se sont réfugiés dans le nord du Mali, mais ne nous y trompons pas. Le coeur de ce réseau en pleine expansion se trouve désormais en Mauritanie. C’est dans les mosquées de Nouakchott ou de Nouadhibou que se recrutent de plus en plus nombreux ces fous de dieux.

A force de jouer la carte sécuritaire vis à vis des européens, le général Aziz est parvenu à faire croire que sa poigne était la seule solution face à la menace terroriste. La réalité est tout à fait à l’opposé!

En privant la jeunesse mauritanienne de la liberté que la démocratie autorisait pour la première fois, Aziz a généré la colère et la frustration. Deux armes ultra dangereuses quand elles sont entre les mains d’intégristes.

AQMI prospère actuellement sur les cendres de la démocratie mauritanienne. L’accent sécuritaire d’Aziz est incapable de contenir la frustration de la jeunesse, que le « faib le » président Sidi gérait finalement beaucoup mieux.

Et la situation n’en est qu’à ses balbutiements. Et va s’empirer. On ne peut pas mettre un soldat derrière chaque jeune. La politique est un jeu subtil. Et la subtilité est justement ce qu’il manque à Aziz.

Contrairement aux mensonges du régime d’Aziz, le terrorime est en constante augmentation depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire en juillet 2008.

Le terrorisme ne se combat pas à la seule pointe des baillonnettes et les échecs sécuritaires du gouvernement sontl’illustration de la stratégie perdante du général Aziz.

Conscients de cet état de fait, un certain nombre d’éminents religieux mauritaniens ont demandé de pouvoir engager « rapidement » un dialogue avec les extrémismes religieux afin de les éloigner de la tentation terroriste que représente Al Qaida à la suite des enlèvements d’européens qui depuis plusieurs semaines font honte à notre pays de tolérance.

Ces oulémas mauritaniens appellent à un « rapide dialogue pour corriger les fausses interprétations des préceptes de l’Islam en vue de ramener à la raison les fanatiques qui s’enfoncent dans des idées extrémistes favorisant le terrorisme ».

Les participants, réunis depuis jeudi sur le thème de « l’Islam entre la modération et l’extrémisme », appellent à « faire face par la bonne parole d’Allah et de son prophète aux extrémismes » musulmans.

Ils proposent « d’adopter une stratégie claire pour vulgariser et diffuser la pensée modérée en se fondant sur les bases et dispositions de la charia (loi islamique) qui bannissent toutes les formes d’excès et d’extrémisme religieux ».

Ces oulémas dont d’anciens prisonniers salafistes jihadistes, veulent associer à ce dialogue « les sympathisants des extrémistes car ils pourront être enrôlés par les organisations extrémistes et terroristes ». Ils veulent aussi donner aux jihadistes « la chance du repentir ».

Ces deux dernières années, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué une série d’actions meurtrières en Mauritanie, dont l’assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l’est de Nouakchott) et celui d’un Américain en juin dans la capitale.

Trois humanitaires espagnols ont été enlevés, le 29 novembre, un rapt suivi de celui de deux touristes italiens en décembre sur le sol mauritanien.

Une prise de position sage que le général Aziz serait prudent de considérer plutôt que de se murer dans sa stratégie sécuritaire qui n’a eu qu’une conséquence: renforcer les terroristes et rendre leur cause acceptable aux yeux de nombreux mauritaniens.

La Mauritanie, et donc son président le général Aziz, reçoit beaucoup d’argent de l’Union européenne et notamment du gouvernement espagnol, pour se joindre aux efforts de lutte contre l’immigration clandestine.

En effet, depuis trois ans, les migrants africains désireux de rejoindre l’Europe, utilisent une nouvelle voie, extrêmement dangereuse, celle de la mer. Entassés dans des pirogues de fortune, ils quittent les côtes africaines pour rejoindre les îles canaries à plusieurs milliers de kilomètres de là.

Ce mouvement a commencé de Nouadhibou en Mauritanie, avant de se généraliser au Sénégal voisin. Le général Aziz, en politicien, a promis son aide aux européens pour lutter contre ce phénomène et sécuriser les côtes mauritaniennes. Moyennant finance évidemment.

Les sommes débloquées notamment par l’Espagne sont considérables et la clique d’Aziz ne voudraient pas la voir tarir. Pourtant depuis près de deux ans, les contrôles du littoral mauritanien ont permis de juguler ce mouvement. Les départs de pirogue sont désormais organisées du Sénégal, voire de Gambie…

Si les européens avaient conscience de cette situation, le robinet à subventions se tarirait aussitôt. C’est une chose que le général Aziz refuse obstinément. Du coup, une solution imparable a été mise au point: la mise en scène par les autorités de départs fictifs, empêchés par la police mauritanienne.

Le coup semble énorme et pourtant il marche depuis des mois. Les migrants qui sont arrêtés sont toujours les mêmes. Et les européens, qui ne s’imaginent pas qu’un président puisse utiliser de telles méthodes de voyou, n’y voient que du feu. Ils continuent à envoyer des aides de coopération qu’Aziz continue à encaisser.

Le général Aziz avait justifié son coup d’état en Mauritanie par la situation sécuritaire du pays et l’émergence des terroristes d’Al Qaida.

Près de deux ans après sa prise de pouvoir par les armes, son bilan sécuritaire est effrayant! Alors qu’il avait assuré que le président démocratique Sidi Cheikh Ould Abdallahi n’était pas assez fort pour faire face à la menace terroriste, le général Aziz, qui se targue de contrôler le pays, a échoué sur toute la ligne.

Les extrémismes fleurissent plus que jamais dans la Mauritanie d’Aziz. Il suffit de se rendre dans un certain nombre de mosquées de Nouakchott ou Nouadhibou pour se rendre compte que le terreau est plus favorable que jamais au terrorisme.

Pire, les terroristes sont dans les faits beaucoup plus actifs que dans le régime précédent et le pays n’est plus du tout sous contrôle. Arrêtons nous simplement sur les évènements du mois de décembre. Du jamais vu en Mauritanie!!!

L’enlèvement des deux italiens fin décembre est symptomatique de la nouvelle donne en Mauritanie. Les terroristes ont pu sans aucun problème (ou avec des complicités militaires?) traverser tout le territoire mauritanien avant de trouver refuge au Mali!

Pour un président qui se targue d’avoir la main sur son pays, cela fait désordre. Mais le plus grave c’est la banalisation de ce type d’enlèvement qui sont totalement étrangers à la culture mauritanienne. Pourquoi Aziz qui se vante d’être si fort, est-il incapable de juguler ce movement.

Nous connaissons tous les lieux à surveiller, les personnes qui prêchent la haine. Elles ne sont pas très nombreuses mais donnent une image déplorable de la Mauritanie.

La première mission d’un chef d’état est de garantir la sécurité dans son pays. Aziz a échoué sur toute la ligne. C’est facile de faire croire au peuple et aux étrangers que pour faire face à la menace terroriste, il faut un homme fort, un militaire. Que sans lui le cahos va s’installer.

Mais la réalité est différente. Un civil partisan du dialogue et dont la légitimité était assise sur un vote sans tricherie, réussissait finalement mieux qu’un général violent, arbitraire et sans éducation, à  jongler avec les différentes composantes de la société mauritanienne, même les plus hostiles au progrès et à l’occident.

On ne peut pas mettre un soldat derrière chaque mauritanien. En faisant croire à une solution militaire, Aziz nous a berné et a engendré une future génération de terroristes.

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